Utilisation de drones dans l’Arctique : distinguer le mythe de la réalité

Le 31 août 2026 - Nouvelles de la Défense

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Drone à quatre hélices avec caméra frontale volant dans un ciel dégagé.
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Un drone quadricoptère flotte dans les airs lors d’une démonstration en vol.

L’Arctique canadien est un lieu vaste, éloigné et essentiel à la sécurité nationale. Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) fait progresser les capacités en matière de drones de sorte à aider les Forces armées canadiennes (FAC) à maintenir un avantage opérationnel.

Cependant, les opérations dans l’Arctique, un des environnements les plus exigeants au monde, peuvent s’avérer plus difficiles que bien des gens ne le pensent.

Mythe 1 : Un drone qui fonctionne partout peut fonctionner dans l’Arctique.

Militaire utilisant une télécommande pour surveiller un drone au-dessus d’une zone d’entraînement.
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Un soldat opère un drone télécommandé dans le cadre d’un exercice d’entraînement sur le terrain.

Réalité : L’Arctique met à l’épreuve à la fois l’aéronef et sa connexion à l’opérateur.

Les températures étant souvent inférieures à −30 °C, le froid extrême épuise rapidement les piles. L’accumulation de glace, les vents forts et la neige peuvent influer sur la stabilité de vol et la performance des capteurs.

La connectivité peut aussi s’avérer difficile, compte tenu de la fiabilité réduite de la couverture par satellite et de la dégradation des signaux GPS.

Les opérations dans l’Arctique requièrent des technologies conçues et testées pour l’un des environnements les plus exigeants au monde. C’est pourquoi RDDC met à l’essai des systèmes autonomes pendant des exercices, comme l’opération NANOOK, évaluant la navigation dans des environnements privés de services GPS, les convois, la performance par temps froid et la résilience des opérations lorsque les communications sont perturbées.

Mythe 2 : Les drones nécessitent un contrôle humain constant.

Réalité : Grâce à des progrès sur le plan de l’autonomie, les drones peuvent maintenant aller plus loin avec un seul opérateur gérant de multiples systèmes.

Étant donné que les communications peuvent être limitées, RDDC conçoit également des drones pouvant fonctionner de manière plus indépendante. Les futurs systèmes pourront exécuter des tâches et continuer de fonctionner, même lorsque les liens avec les opérateurs sont coupés.

Mythe 3 : Les conditions rudes l’emportent sur les avantages qu’offrent les drones.

Réalité : Les drones peuvent parcourir de longues distances, atteindre des régions éloignées et fonctionner pendant des périodes prolongées à moindre coût qu’un aéronef avec équipage.

Contrairement aux aéronefs avec équipage, les drones peuvent effectuer de nombreuses tâches de surveillance et de suivi sans que le personnel navigant ait à se rendre dans une région éloignée pouvant présenter des dangers. Ainsi, cela peut réduire le risque pour le personnel tout en assurant une couverture plus persistante des vastes régions de l’Arctique; les aéronefs avec équipage peuvent donc se concentrer sur les missions qui exigent une présence humaine, du jugement ou des capacités spécialisées.

Dans le contexte de l’accélération du changement climatique dans l’Arctique, le dégel du pergélisol touche les collectivités et l’infrastructure essentielle, ce qui crée un besoin croissant sur le plan de la surveillance continue et de la connaissance de la situation. Les drones peuvent appuyer l’évaluation des changements du terrain, la surveillance de l’infrastructure et la collecte de données dans des régions éloignées de façon plus sécuritaire et efficace que les méthodes traditionnelles, ce qui soutient à la fois la sécurité et la résilience aux changements climatiques dans l’Arctique.

Mythe 4 : Les drones fonctionnent indépendamment des systèmes de défense existants.

Grand drone multirotor volant au-dessus d’un champ près d’une tour de surveillance.
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Un drone survole un champ lors des essais.

Photos : Mike Franz/RDDC

Réalité : Ils s’inscrivent dans un effort de modernisation général.

Les drones font partie intégrante du plan de modernisation du NORAD du Canada. Bien que des systèmes comme le radar transhorizon dans l’Arctique offrent une surveillance à longue portée, les drones peuvent quant à eux fonctionner dans des régions où les systèmes fixes ne peuvent pas, contribuant ainsi à combler des lacunes essentielles et à renforcer la connaissance de la situation générale.

RDDC met au point des drones pouvant fonctionner avec les aéronefs et les systèmes de défense de l’Aviation royale canadienne, ce qui soutient la surveillance de vastes régions et l’amélioration de la sensibilisation aux activités dans des régions éloignées.

Mythe 5 : Les progrès liés aux capacités des drones ne visent que l’amélioration des opérations dans l’Arctique.

Réalité : Il s’agit également de renforcer l’écosystème de défense du Canada.

Le travail de RDDC appuie la Stratégie industrielle de défense du Canada en soutenant l’innovation relative aux technologies des drones et en établissant des partenariats avec l’industrie et le milieu universitaire.

Ces efforts aident à traduire ces recherches en des capacités pratiques, tout en renforçant le secteur de la défense au pays et en créant des possibilités à l’intention des entreprises canadiennes. Par ailleurs, ces travaux seront accélérés grâce au nouveau carrefour sécurisé de l’innovation pour la défense consacré aux systèmes sans pilote (CSID UxS) de BOREALIS, où le gouvernement, l’industrie, le milieu universitaire et les innovateurs peuvent collaborer à l’avancement et à la mise à l’essai de technologies visant les systèmes sans équipage.

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2026-08-31